LA MAISON FAMILiALE RURALE DE VIF La MFR de Vif est une association (loi 1901) qui regroupe les parents, maîtres de stage et partenaires pour proposer aux jeunes et adultes des formations par alternance.

MFR

L'HISTOIRE DES MFR

 Les Maisons familiales rurales d’aujourd’hui sont l’aboutissement d’une expérience originale conduite dans un village du Lot-et-Garonne dans le Sud-Ouest de la France en 1935. Cette année-là, quelques agriculteurs syndicalistes inventent une formation adaptée pour compenser un système scolaire classique qui ne répond pas aux besoins de leurs enfants et de leur métier. L’initiative est un succès et engendre rapidement de nombreuses demandes.
 
UNE HISTOIRE NÉE D’UNE INITIATIVE LOCALE

Deux ans après, en 1937, plusieurs familles intéressées et motivées se réunissent en assemblée générale et décident d’acheter un bâtiment pour y installer leur « école ». Ils se groupent en association, en prennent la responsabilité, embauche un formateur : la première Maison familiale est ainsi née.
A la Libération, l’institution bénéficie d’une reconnaissance et d’une subvention du ministère de l’Agriculture.
En 1945 également, les Maisons familiales affirment leur indépendance vis-à-vis de l’État et de l’Église : les familles, seules, en dernière analyse, constituent le socle du mouvement.
Dans les années 1950, elles formalisent une pédagogie novatrice autour de l’alternance scolaire, largement ignorée et décriée à cette époque. Elles se développent rapidement dans le monde paysan d’abord. Les lois de 1984 sur l’enseignement agricole reconnaissent, après bien des combats, leurs choix associatifs et pédagogiques.
Puis elles appliquent les mêmes principes au secteur de l’artisanat, du commerce, des services à la personne et dans de nombreux métiers en ouvrant des centres de formation d’apprentis en relation avec les conseils régionaux.

UN MOUVEMENT ASSOCIATIF

La caractéristique principale des Maisons familiales rurales est d’être à la fois un mouvement associatif familial ancré dans les territoires et dans le tissu social, économique et culturel et à la fois un mouvement éducatif.
Dans un contexte différent, le mouvement poursuit les mêmes orientation des parents qui se sont associés pour créer la première Maison familiale : impliquer les familles dans l’éducation de leurs fils ou de leurs filles, travailler en partenariat avec des professionnels pour répondre à l’évolution des métiers, donner une formation à chaque jeune, favoriser son insertion sociale et professionnelle, participer au développement des territoires.
Juridiquement, chaque Maison familiale rurale repose sur une association familiale qui pourrait s’apparenter à « une coopérative familiale ». Les membres sont majoritairement les parents qui ont inscrits leurs enfants dans une formation mais aussi des professionnels, des responsables ou des élus qui souhaitent militer pour le bénéfice du plus grand nombre. Cet engagement associatif local est la pierre angulaire du mouvement.
Ces adhérents élisent, en assemblée générale, un conseil d’administration, véritable organe exécutif de l’association. Les Maisons familiales sont de fait un parfait exemple de démocratie participative et d’engagement collectif au travers desquels les initiatives de terrain s’expriment et peuvent remplir des missions d’intérêt général et de service public.